lundi 21 janvier 2008

* LIBERTÉ DE LA PRESSE






Médias télé

Les journalistes en ligne de mire

Sale temps pour les journalistes : ces derniers temps, plusieurs reporters ont été soit arrêtés soit pris en otage. Ainsi, le 16 décembre dernier, le journaliste indépendant Gwen Le Gouil, parti pour effectuer un reportage sur le trafic d’émigrants traversant le golfe d’Aden pour rejoindre le Yémen, a été arrêté par des miliciens au lendemain de son arrivée dans le port autonome de Bosasso, la capitale économique de la région semi-autonome du Puntland, en Somalie.

Atteinte à la sûreté de l’état

Le lendemain, c’était au tour de Pierre Creisson et Thomas Dandois, reporters de l’agence Camicas Productions, partis au Niger pour le compte d’Arte afin d’y réaliser un reportage sur la rébellion touareg dans le nord du pays, de se faire interpeller et inculper pour « atteinte à la sûreté de l’État », risquant la peine de mort parce qu’ils sont entrés dans le pays sans autorisation. Et de rejoindre le correspondant au Niger de RFI, Moussa Kaka, et Ibrahim Diallo, directeur du bimensuel Aïr Info, engeôlés depuis trois mois pour des raisons similaires. Enfin, dans la nuit de lundi à mardi, ce sont deux journalistes de France 24 qui se sont fait arrêter à Ratgama, au Sri Lanka, alors qu’ils filmaient une famille tamoule rendant visite à leurs proches dans un centre de détention, accusés d’avoir filmé un point de contrôle militaire.

Hier, alors que le SNJ-CGT a réitéré sa demande de libération des journalistes, les choses se sont en partie débloquées. Après Gwen Le Gouil, libéré lundi après avoir été retenu en otage huit jours, hier, le Quai-d’Orsay a annoncé la libération de la journaliste et du cameraman de France 24 qui ont été, d’après Reporters sans frontières (RSF), interrogés par la police antiterroriste sri-lankaise au motif d’avoir attenté à la « sécurité nationale », ayant eu l’outrecuidance de ne pas s’être enregistrés auprès des services de presse du ministère des Affaires étrangères.

Reste que nos confrères au Niger, malgré la mobilisation de leurs familles, de leurs collègues, de RSF et de la CGT, sont toujours en prison : « Nous avons pu les contacter par téléphone et, apparemment, ils sont bien traités, nous a expliqué Marc Dandois, le frère de Thomas. Malheureusement, il semble que la procédure judiciaire soit enclenchée, l’instruction pouvant, à elle seule, prendre jusqu’à trente mois. » Et dixit l’un des collègues des journalistes, « il y a peu de chance pour que cela se débloque rapidement. Parce que, d’une part, il y a la question des intérêts français au Niger. Et d’autre part, on sent que l’affaire de l’Arche de Zoé a laissé des traces. D’ailleurs, on ne reproche rien aux autorités du Niger. Mais ce qu’ont fait Pierre et Thomas, c’est un délit, ce n’est pas un crime. D’autant qu’il faut savoir que, si l’on veut vraiment faire son boulot de journaliste à l’étranger, comme en Tchétchénie, par exemple, on ne peut jamais dire explicitement ce que l’on est venu faire. Sinon, c’est tout bonnement impossible. »

Vigilance et prudence

Comme nous l’a expliqué un journaliste de RFI : « Dans ce genre d’affaires, on essaye de parer au plus pressé, en faisant jouer les solidarités, en contactant les autorités sur place et celles en France. Mais, comme toujours, la prudence est de mise. Ne serait-ce que sur ce que l’on peut dire ou ne pas dire. » Une prudence redoublée quand on sait que la radio internationale tente d’envoyer l’un de ses responsables sur place… *Sébastien Homer l’Humanité du 27/12/2007.

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La vérité sur le 11 septembre dérange le gouvernement francais et la CIA

Guillaume Dasquié ( http://www.geopolitique.com) a été mis en examen dans la nuit de jeudi à vendredi pour compromission du secret de la défense, soupçonné d'avoir divulgué des éléments provenant de rapports de la DGSE relatifs au terrorisme dans un article du Monde du 17 avril 2007.

Il a été interpellé mercredi à son domicile parisien par six policiers de la DST qui ont effectué une perquisition.

Parutions, avec encore plus de convictions", affirme M. Dasquié dans son message.
S'adressant à la ministre de l'Intérieur et ex-ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie, il écrit : "je pensais exercer un métier, vous m'avez démontré que c'est un sacerdoce. Grâce à vous, une détermination nouvelle désormais me conduit ».

"Le journalisme d'investigation spécialisé sur la raison d'Etat constitue à mes yeux un garde-fou indispensable pour notre démocratie", poursuit le responsable éditorial de geopolitique.com.

"Il participe à nourrir l'esprit critique des citoyens éclairés. Et à ce titre, il représente un gage de sécurité plus important, plus fondamental encore, que tous les pelotons de DST réunis » ajoute-t-il.

"Je me sens absolument outré. Cette garde à vue a consisté pour l'essentiel à porter atteinte à un droit sacro-saint des journalistes, c'est-à-dire à me contraindre à divulguer mes sources", a également déclaré M. Dasquié sur France Inter vendredi matin.


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